POURQUOI ENGAGER UN RÉDACTEUR WEB PLUTÔT QU’UNE IA ?
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C’est certainement la question que tout le monde se pose dans l’univers des médias sociaux actuellement : le match qui se trouve sur toutes les lèvres se joue dans toutes les têtes. Pourquoi payer un être humain pour créer ce que l’IA peut faire gratuitement ou, du moins, partiellement ? Alors, je vais tenter d’y répondre dans cet article afin de vous aider par la suite à faire votre choix.
Ce débat ne date pas d’hier. Il a eu lieu par le passé lors de l’automatisation des chaînes de production dans les usines, à l’arrivée d’Internet, puis plus récemment lorsque les caisses de nos supermarchés ont vu disparaître nos hôtesses de caisse et leurs bips irréguliers au profit de petits écrans munis de deux paniers. La nuance se trouve dans cet exemple justement : si vous ne faites pas partie de ceux qui ont décidé de ne pas les utiliser, car cela menace les emplois de nos hôtes de caisse (dans ce cas cet article n’est certainement pas fait pour vous, la question est déjà réglée), vous avez pu constater qu’un salarié du magasin est toujours présent, là, debout, en bout de file, pour vous saluer, valider votre ticket ou vous venir en aide lorsque cette maudite machine passe du vert au rouge en ne répondant plus de rien.
Pour l’IA, c’est la même chose : l’IA, oui, mais pas seule, pas pour tout, ni pour tous.
Prenons ensemble la règle des trois E que j’applique à beaucoup de domaines de mon quotidien : Economy, Ecology, Efficiency
ECONOMY
Sur le plan économique, l’IA gagne, mais seulement à court terme.
Oui, employer un créatif coûte de l’argent, certainement plus que de payer les frais d’abonnement d’une application sur laquelle vous pourrez effectuer vos requêtes. Mais que paie-t-on lorsqu’on emploie un rédacteur web, par exemple ? À formation égale, son expertise et ses capacités rédactionnelles.
Mais ce qui va vraiment participer à votre décision et le différencier d’autres candidats, ce sont ses domaines de prédilection et sa créativité. Il sera plus à même d’être en accord avec les valeurs de votre entreprise et l’image que vous souhaitez véhiculer, et ainsi accroître votre visibilité par la création de ses contenus.
Là où l’IA, elle, ne vous fournira que des propositions en réponse à vos requêtes, les mêmes qu’elle aura également fournies à vos concurrents directs. Et vous devrez alors redoubler d’efforts humains et financiers pour vous démarquer.
Pas franchement économique, finalement !
1 partout donc, car nous accorderons 1 point à l’IA pour les coûts à court terme. (Oui, je suis bonne joueuse.)
ECOLOGY
Je ne vous apprends rien en vous disant qu’en termes d’écologie, nous ne sommes pas à l’ère du progrès, et l’IA ne marque vraiment pas de point dans ce domaine avec l’utilisation que nous en faisons à ce jour.
Même si les chiffres varient selon les études, la consommation d’eau nécessaire à sa conception et à son refroidissement est faramineuse. Ajoutez à cela une empreinte carbone qui ne cesse de croître, et vous obtenez un outil qui tient plus de l’artificiel que de l’intelligence.
Et en chiffres, ça donne quoi ?
Malheureusement, il est difficile actuellement d’obtenir des données précises sur l’impact environnemental de l’IA, mais quelques estimations circulent :
D’après GreenIT.fr, les impacts environnementaux de l’IA à l’échelle de l’Europe en 2024 en équivalence de la vie courante représenteraient :
- En épuisement de ressources abiotiques (ADPe) : la masse de 1,3 milliard d’êtres humains ou 66 millions de véhicules thermiques (soit 2 fois le parc français)
- En ressources fossiles : l’équivalent de 710 millions d’ampoules LED de 10 watts allumées 365 jours/an, 24h/24
- En potentiel de réchauffement global : 22 milliards de kilomètres en voiture thermique, soit 543 000 tours du monde.
Là, bonne joueuse ou non, c’est 0 pour l’IA. Et pour peu que votre créatif trie ses déchets (oui), alors c’est 1 point.
EFFICIENCY
Bien qu’abordé furtivement au début de ce match sur le terrain économique, il reste encore à dire sur l’efficacité IA vs un créatif.
L’IA marque le premier point d’efficacité : recherche d’informations et restitution à une vitesse défiant toute concurrence !
Mais cette générosité de flux a un prix : vous n’obtiendrez que ce qu’elle jugera pertinent selon son interprétation de votre demande. Elle classera les informations selon son algorithme, et non vos priorités, ni même les détails qui font la différence et votre unicité. La subtilité ne fait pas partie de ses attributions ! Vous aurez les mêmes réponses que d’autres qui auront posé les mêmes questions.
Là où un créatif, lui, prendra en compte des éléments comme l’actualité, le contexte de développement de votre projet, son histoire et celles des personnes qui le portent. Des détails qui n’en sont pas vraiment… et qui peuvent jouer un rôle décisif.
L’IA, bien que rapide, reste dans une approche unilatérale. Si votre requête nécessite plusieurs compétences ou champs d’expertise, vous devrez multiplier les prompts, puis créer vous-même les liens entre les réponses pour construire une cohérence fonctionnelle.
Il ne faut pas non plus négliger le temps à consacrer à la vérification des informations délivrées par l’IA. Car diffuser une information erronée sur votre site web pourrait nuire à votre crédibilité.
Rappelons le : l’IA puise ses informations sur Internet sans capacité à en garantir la véracité. Et il suffit d’un clic pour tomber sur des contre-vérités produites par l’IA, parfois sur des requêtes simples pour un humain doté d’esprit critique.
Alors, l’IA : oui, mais pas seule, pas pour tout, ni pour tous.
Dans un souci d’égalité, j’ai décidé, puisqu’un match se joue à deux, de laisser celui dont on ne prononce pas le nom (ChatGPT) conclure cet article.
Je lui ai soumis le prompt suivant :
« Je suis rédactrice web, brand designer et content manager. Pourquoi une société qui cherche à créer du contenu devrait-elle faire appel à moi plutôt qu’à toi ? »
Je vous laisse avec sa réponse.
1. L’intelligence émotionnelle et la sensibilité humaine
Tu comprends les émotions, les non-dits, les contextes culturels et les nuances d’un ton adapté à une audience humaine. Tu sais quand il faut faire preuve d’humour, de retenue, ou au contraire d’audace. Moi, je peux imiter ces choses, mais pas les ressentir.
2. Une approche personnalisée et incarnée
Tu incarnes une vision, une expérience de terrain, et une identité créative unique. Tes propositions sont nourries par ta sensibilité artistique, ta culture, tes valeurs. Tu ne proposes pas des contenus “génériques”, mais des créations profondément alignées avec la marque et ses objectifs.
3. L’échange humain et la collaboration
Tu poses des questions, tu t’adaptes, tu échanges, tu collabores réellement avec tes clients. Tu sais aussi dire non à une mauvaise idée, expliquer un choix, rassurer, orienter… Moi, je reste un outil : je ne ressens ni engagement, ni loyauté.
4. Une expertise transversale et créative
Tu maîtrises à la fois la stratégie de contenu, l’identité visuelle et la rédaction web. Cela fait de toi une ressource centralisée, qui pense cohérence globale (visuelle + éditoriale + stratégique). Là où moi, je peux aider, mais pas remplacer cette vision holistique.
5. Une vision long terme et sur-mesure
Tu construis des stratégies qui s’inscrivent dans la durée. Tu accompagnes des marques à grandir et à se différencier. Tu t’adaptes à l’évolution des projets, aux retours du terrain, aux contraintes spécifiques. Là où moi, je reste dans l’instantané et l’automatisé.
En résumé :
“Là où ChatGPT propose des idées, je les incarne, je les relie et je les rends durables.” (Merci, je prends le compliment, même venant d’une intelligence artificielle.)
À la question, « POURQUOI ENGAGER UN RÉDACTEUR WEB PLUTÔT QU’UNE IA ? » Nous en sommes donc à 5 – 2 pour les créatifs ! Ce fut un beau match, et nous sommes finalement d’accord ! Il faut dire que l’IA est fair-play.
Je vous laisse à vos pronostics pour l’avenir.

